Tabac sans fumée

Le tabac sans fumée se décline en deux formes principales : le tabac à chiquer et le tabac à priser (ou snus).

Le tabac à chiquer désigne du tabac haché, en torquette ou en brique vendu en vrac ou en sachets. On le place dans la bouche, entre la joue et la lèvre inférieure, en le mâchant à l’occasion. Le mélange liquide de tabac et de salive peut être craché ou avalé2,3.

Le tabac à priser (ou snus) désigne du tabac en grains fins vendu en pots ou en petites pochettes semblables à des sachets de thé. Comme le tabac à chiquer, le tabac à priser peut être placé entre la gencive et la joue ou la lèvre inférieure, tandis que le snus est souvent placé entre la gencive et la lèvre supérieure. Contrairement au tabac à chiquer, le tabac à priser et le snus n’ont pas besoin d’être crachés2,3.

Le tabac sans fumée ne requiert pas de combustion. Au lieu d’être inhalés, le tabac et la nicotine entrent dans le corps et le sang par les tissus et les membranes dans la bouche2,3.

AVANTAGES

  • En l’absence de fumée, on évite les produits chimiques et le goudron résultant de la combustion.
  • Le tabac sans fumée pourrait causer moins de risques de problèmes cardiovasculaires, de cancer du poumon et d’autres maladies que la cigarette ordinaire4.
  • Il vient dans de petits emballages attrayants et est offert en différentes saveurs fruitées, ce qui peut le rendre plus attirant.

INCONVÉNIENTS

  • Même s’il ne génère pas de produits chimiques et de goudron par combustion, le tabac sans fumée contient tout de même des produits chimiques nocifs et peut causer le cancer5.
  • Il est associé à plusieurs formes de cancer et de maladies, notamment le cancer de la bouche, le cancer de la gorge, le cancer du pancréas et les cardiopathies5. Le risque est encore plus élevé chez ceux qui l’utilisent en plus de fumer des cigarettes ordinaires.
  • Le tabac sans fumée renferme tout de même de la nicotine et peut créer autant de dépendance que les cigarettes ordinaires2.
  • Il ne représente pas une stratégie éprouvée et efficace en matière d’abandon du tabac. Au contraire, il peut mener à la consommation de cigarettes2.

Le verdict? Ne vous laissez pas avoir par son nom : tabac sans fumée ne veut pas dire tabac sans danger!

 

Sources

  1. Société canadienne du cancer. 2014. Statistiques canadiennes sur le tabagisme. Consulté le 9 juin 2014 au http://www.cancer.ca/en/cancer-information/cancer-101/what-is-a-risk-factor/tobacco/canadian-tobacco-statistics/?region=on.
  2. Mayo Clinic. 2011. Chewing tobacco: Not a safe alternative to cigarettes. Consulté le 9 juin 2014 au http://www.mayoclinic.org/healthy-living/quit-smoking/in-depth/chewing-tobacco/art-20047428.
  3. National Cancer Institute. 2010. Smokeless Tobacco and Cancer. Consulté le 9 juin 2014 au http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Tobacco/smokeless.
  4. Beowitz, N. L. 2011. « Smokeless tobacco as a nicotine delivery device: harm or harm reduction? », Clinical Pharmacology & Therapeutics, vol. 90, p. 491-493.
  5. Mejia, A. B., P. M. Ling, et S. A. Glantz. 2010. « Quantifying the effects of promoting smokeless tobacco as a harm reduction strategy in the USA », Tobacco Control, vol. 19, no 4, p. 297-305.