Marijuana

La marijuana est la drogue illégale la plus couramment consommée au Canada 2. Son ingrédient actif, le THC (delta 9-transtétrahydrocannabinol), peut altérer les sensations et émotions, la pensée et le comportement. Généralement, ses feuilles séchées sont fumées dans un joint, une pipe ou une pipe à eau. Les gens préfèrent fumer la marijuana, étant donné que le THC peut ainsi entrer dans le flux sanguin et circuler jusqu’au cerveau plus rapidement que lorsqu’il est ingéré avec de la nourriture ou des boissons2,3.

La marijuana peut aussi être mélangée et fumée avec du tabac, une pratique risquant de créer une dépendance à la nicotine. L’exposition accrue au goudron et aux agents cancérigènes qui en résulte peut causer encore plus de dommage aux systèmes respiratoire et cardiovasculaire4. Dans tous les cas, la consommation de marijuana peut mener à la consommation de cigarettes, et vice-versa4,5.

AVANTAGES

  • La marijuana est reconnue pour ses vertus médicinales. On l’utilise pour soulager la douleur et les nausées associées aux traitements du VIH/sida et du cancer. Cependant, les avantages pourraient ne pas compenser les risques2.

INCONVÉNIENTS

  • Contrairement à la croyance populaire, la marijuana peut créer une dépendance et être difficile à abandonner, les symptômes de sevrage comme les états de manque, l’irritabilité et l’anxiété2,3 s’apparentant à ceux de l’arrêt tabagique.
  • Un fumeur de marijuana inhale souvent plus de fumée et la retient plus longtemps qu’un fumeur de cigarettes. Par conséquent, la fumée se rend plus loin dans les poumons, et davantage de monoxyde de carbone et de goudron endommagent l’appareil respiratoire. En plus de toux et de mucosités au quotidien, les fumeurs de marijuana peuvent souffrir de malaises et d’infections pulmonaires2,4.
  • La fumée de la marijuana n’est généralement pas filtrée, ce qui peut la rendre encore plus toxique et cancérigène que la fumée de cigarette2,3.
  • La consommation de marijuana peut altérer l’attention, la réflexion, l’apprentissage et la mémoire. Chez les jeunes, une consommation à long terme peut même causer des dommages permanents au cerveau2,3!Sans grande surprise, la marijuana augmenterait les risques de décrochage scolaire et d’absences au travail3.
  • Une forte consommation de marijuana peut causer des hallucinations et de la paranoïa. Chez les personnes à risque de schizophrénie, la marijuana peut déclencher les premiers symptômes et empirer la maladie3.

Le verdict ne fait aucun doute. Ne remplacez pas une toxicomanie par une autre. La marijuana n’est pas une solution saine au tabagisme : elle peut être tout aussi accoutumante et dangereuse.

 

Sources

  1. Lalomiteanu, A. R., E. M. Adlaf, H. Hamilton, et R. E. Mann. 2012. CAMH Monitor eReport: Addiction and Mental Health Indicators Among Ontario Adults, 1977-2011. Consulté le 13 juin 2013 au http://www.camh.ca/en/research/news_and_publications/CAMH%20Monitor/CM2011_eReport_Final.pdf.
  2. Centre de toxicomanie et de santé mentale. 2012. Qu’est-ce que la marijuana? Consulté le 13 juin 2014 au http://www.camh.ca/fr/hospital/health_information/a_z_mental_health_and_addiction_information/marijuana/Pages/about_marijuana.aspx.
  3. National Institute on Drug Abuse. 2014. DrugFacts: Marijuana. Consulté le 13 juin 2014 au http://www.drugabuse.gov/publications/drugfacts/marijuana.
  4. Alcohol & Drug Abuse Institute, Université de Washington. 2013. Tobacco and Marijuana. Consulté le 13 juin 2014 au http://learnaboutmarijuanawa.org/factsheets/tobacco.htm.
  5. Leatherdale, S., D. G. Hammond, M. Kaiserman, et R. Ahmed. 2007. « Marijuana and tobacco use among young adults in Canada: are they smoking what we think they are smoking? », Cancer Causes & Control, vol. 18, p. 391-397.